samedi 30 janvier 2010

Penang- Teluk Bahang

Am 25.01. kamen wir mit Bus und Fähre in Georgetown an. Einer idyllischen Stadt mit vielen kleinen Märkten in welcher jedoch die Industrie und der Massentouristmus schon längst angekommen sind. Wir suchten uns ein kleines Dörfchen im Norden der Insel aus und das war auch gleich die Endhaltestelle des Öffentlichen Busses welcher uns nach eine guten Stunde gekurve, immer schön entlang der Küste, die mit Hotels nur so zugebaut ist, endlich in Teluk Bhang ausspie. Dort direkt am Eingang des kleinsten Nationalparks der Welt fanden wir nach längerem Suchen ein Gästhaus welches ohne jeglichen Komfort eine billige Basis bot für die weiteren Entdeckungen in diesem Teil der Insel. Am nächsten Tag machten wir uns also auf den NP zu erkundigen und kamen besuchten einen doch recht schönen Strand, der allerdings zum verleiden zugemüllt war und wir uns nur schwerlich mit dieser Umweltverschmutzung zu einem köstlichen Sprung ins Wasser aufraften. Der nächste Tag war wohl ähnlich doch dieses mal machten uns Tintenfische den Sprung ins Wasser leidig. Der Park ansich ist aber einen Besuch wert und so begnügten wir uns die Schildkrötenaufzuchtstation zu besuchen.
Das Hindufestival war wirklich der absolute Höhepunkt auf unsere Asienreise bis jetzt und ganze Strassenzüge wurden in Georgtown gesperrt um den feiernden Massen Platz zugeben. Getränke wowie Essen wurde gratis gereicht und wir erlebten ein Spektakel voller Farbe und fanszinierenden Rieten. Durch Selbstkastanai danken Junge Männer den einzelnen Hindugöttern für Fruchtbarkeit, Gesundheit, usw. Sie werden mit schweren Hacken im Fleisch, vor allem in der Rückenmuskulatur gespickt und tanzen und prozesieren in tranceartigem Zustand bis zum Tempel und der jeweiligen Gottheit. Nachdem wir dieses Fest an seinem Höhepunkt erlebten brachten wir unsere Gemüter am nächsten Tag zur Ruhe indem wir eine ausgiebige Stadttour machten bevor wir dann am 01.02. den Weg Richtung Thailand einschlugen.

Nous avions appris qu’un important festival hindou allait avoir lieu. La perspective d’une foule d’indiens en délire nous avait au premier abord un peu refroidis, puis nous sommes rendus compte que notre plan d’aller sur les iles de la cote est tombait à l’eau car la mousson nous en interdisait l’accès… Il ne nous restait donc qu’à remonter la cote ouest, épargnée par les pluies, vers le nord et la frontière Thai. L’ile de Penang s’est donc imposée comme l’évidente prochaine destination: la plage et le soleil avec en plus un des plus grands rassemblements pour Thaipusam, le festival hindou en question.
Ainsi après quelques heures de bus et de ferry nous sommes arrivés sur l’île et sa capitale : Georgetown. Nous avons choisi de nous diriger vers la partie de l’île la moins touchée par le tourisme, c’est-à-dire le village de pécheur de Teluk Bahang en fin de ligne de bus, juste après Batu Ferringhi, le village le plus touristique et dénaturé de l’île. Passé cette concentration d’hôtels, restaurants et magasins de souvenirs offrant aux touristes venus par le biais d’une agence toutes les commodités à un prix décuplé, notre destination paraissait à un village fantôme. Ruisselant de sueur, nous envisagions premièrement de dormir dans le parc national qui nous offrait de camper gratuitement au bord de la plage après 2 heures de marches à travers la forêt, sans avoir oublier de faire le plein d’eau potable et nourriture d’abord. Cependant, il ne nous restait justement que 2h de jour et nous ne sommes pas vraiment équipés pour le camping… toujours ruisselant, nous abandonnons cette idée et tournons un bon moment avant de découvrir une petite guest house basique mais propre qui nous offrait pour 18 ringgit le gite, soit moins de 4 euros, une aubaine en comparaison avec les 50 annoncées par tous les autres guest house.
Les deux jours suivants, nous les passons donc dans le parc national, le plus petit du monde paraît-il, à marcher sur les sentiers serpentant dans la jungle et sur les plages de sable fin à lire et à nous rotir doucement l’épiderme.
Le troisième jour nous repartons pour Georgetown assister au festival. Nous descendons du bus proche du point d’arrivée de la procession et remontons donc la foule de touristes, de pénitents et d’hindous en délire. C’est, me dit-on, la seule fête du calendrier hindou qui leur permet d’être libre et en plus toutes les associations, les entreprises et les communautés organisent des tentes et des stands pour offrir rafraichissement et nourriture à tous. C’est donc dans une ambiance festive que nous regardons avancer en peinant et en dansant aussi parfois, des hommes portant sur les épaules des grosses décorations à l’effigie de la déité de leur choix, le dos couverts de crochets pesant de citrons ou de pot de lait, la bouche souvent transpercée du pic de Shiva, avec peut-être en plus un compagnon qui les retient en arrière par d’autres gros crochets. C’est la fête : Les familles ont au complet et font le plein de container polystyrènes remplis de riz et de curry gratuit ; Les enfants réclament des glaces et des ballons payants. Les femmes bien maquillées, ont sorties leur plus beau sari et leur plus belle parure ; Les hommes, lunettes de soleil sur le nez se prennent pour leur star bollywoodienne préférée, boivent des bières et excitent les pénitents en dansant avec eux au son des enceintes crachant partout des chansons hindous remixées aux rythmes entrainant et rappelant les raves party de nos campagnes ou des plages de Goa ; et les touristes bien sûr se promènent impressionnés et mitraillent de photos, qui en minishort déplacé, qui avec son super méga zoom-de-la-mort qui au risque d’écraser une indienne sous son objectif, obtiendra la meilleure photo.
Nous remontons donc cette foule hallucinante sous un soleil de plomb fondu vers le point de départ de cette allégresse, le lieu ou sont performés les « puja » (cérémonie religieuse) qui permettent par la suite aux hommes de se faire « décorer ». Là encore, c’est la même ambiance de fête avec cependant un brin de sérieux en plus car il ne faut pas faire n’importe quoi non plus : les crochets doivent être bien alignés et les pics bien droits ! Pour info, ils remercient par ce biais le dieu qui leur a offert la guérison des parents pour certains, ou la naissance d’un enfant, etc. Bref, on prend nous aussi notre dose d’émotion et de photos avant de repartir vers notre point de départ en suivant le plus décoré des pénitents pour aller nous restaurer gratuitement.
Le lendemain, dimanche, nous repartons vers Georgetown pour visiter la ville. Peu de chose sont ouvertes et nous flânons donc tranquillement de temple en maisons monuments. Nous avons par ailleurs visité la maison où fut tourné en partie le film Indochine avec Catherine Deneuve.